Je suis assis dans le terminal de Chicago O'Hare. Mon ibook sur les genoux. Il est 6:30 du matin et je peux voir, à travers les grandes vitres du terminal, les avions garés aux jetways. Le jour vient de se lever sur l'un des plus grands aéroports du monde, et moi, pilote de ligne, j'en fais partie.
Je n'arrive toujours pas à croire que je suis là, en uniforme, en tant que membre d'équipage. Il n'y avait pas très long temps, je venais tout juste d'avoir 20 ans, que je débarquais aux États-Unis avec une valise remplie de tee-shirts, de jeans, et une licence de pilote privé que j'avais reçue à l'Aéro-club d'Alsace 3 ans plus tôt.
Et comme c'était le mois de Juin, tu peux t'imaginer la tête que je faisais lorsque les portes du terminal climatisé de l'aéroport de Phoenix s'ouvraient devant moi. J'avais écrit à une trentaine d'écoles de pilotage, de la Caroline du Nord à la Californie, et je regrettais déjà d'avoir choisi l'Arizona pour ma formation.
Les routes n'étaient pas pavées d'or et aucune compagnie aérienne n'embauchait. L'école de pilotage de l'aéroport de Phoenix Municipal m'avait vendu un rêve, et moi, parce que j'étais inapte pilote professionnel en France, je l'avais acheté.
Mais à ce point, j'avais moins peur d'échouer que de ne jamais essayer.
Le magazine Aviation & Pilote a écrit un article sur moi, le jeune pilote français expatrié en Amérique. Mon aventure de pilote continue et vous pouvez la lire ici—dans mon journal intime.
L'article entier
Interview avec Radio France (Real Player)
La musique du journal
3 Juillet 2003